Ouaouh! quel tag !!!

Gribouille et la gent masculine : 6ème et dernier aspect du tag  (Ouaouh! quel tag !!!) posté le dimanche 10 mai 2009 13:03

Blog de gribouille :Les délires de Gribouille, Gribouille et la gent masculine : 6ème et dernier aspect du tag

Gribouille a toujours voulu plaire aux représentants du sexe fort… Seule la façon de s’y prendre a varié !

Petite fille, Grigouille aimait la compagnie des garçons, les centres d’intérêt des filles étant trop éloignés des siens. (Jamais de poupées, de dînettes, de mallette d’infirmière et autres jouets féminins. Pas de jouets du tout, d’ailleurs. Jouer toute seule ne l’intéressait pas, il lui fallait de la compagnie, et de préférence masculine) Pour plaire à un garçon, elle le défiait au bras de fer ou à la course, à pied ou à vélo, le battait la plupart du temps, et s’étonnait que le garçon ne tombe pas à ses pieds. Celui qui arrivait à la dominer devenait son amoureux,  elle lui collait aux basques en le défiant encore et toujours, jusqu’à ce qu’elle découvre qu’il avait une amoureuse… détestablement « fille ».

Gribouille faisait parfaitement la différence entre elle et ses collègues féminines, mais pensait qu’aux yeux des garçons, c’était tout à son avantage ! Normalement,  grimper aux arbres comme eux, voire plus vite et plus haut, devait leur faire comprendre que parmi toutes les filles, elle seule était à leur niveau, donc intéressante et digne de leur amour.

A l’adolescence, comme elle n’est pas complètement stupide, Gribouille change de tactique. Vers seize ans, elle fume sa première cigarette pour plaire à Jaime, dont elle adore le style bad boy, elle emprunte une mini-jupe à une  copine, la fille d’amis de papa-maman, (dont elle partage déjà le prénom) et se trémousse devant Jaime, jusqu’à ce que maman Gigi l’aperçoive et lui enlève l’envie de recommencer.( Papa Argaud la surprendra, lui, la clop à la main, et lui enlèvera, lui aussi, toute envie… de se refaire choper, d’une gifle magistrale, en public évidemment.) Mais elle ne se sent pas bien dans cette parodie et l'abandonne très vite.

Au Maroc, entre dix-sept et dix-neuf ans, elle prend la pose tous les soirs sur le large rebord de sa fenêtre, garnie de barreaux romantiquement arrondis (...), et allume sa clop (papa Argaud ayant depuis longtemps gagné sa chambre) en attendant le retour du voisin Olivier, pour échanger quelques mots sans intérêt et d’une banalité affligeante. Qu’importe, elle aura entendu le son de sa voix et savouré ce court moment. Pas de commentaires ! Vous allez comprendre tout de suite.

Gribouille avait fait le terrible constat qu’elle était incapable de draguer un garçon. Il lui était carrément impossible (et impensable) de faire les yeux doux, d’inventer des sujets de conversations vaseux pour attirer l’attention, de se montrer douce et féminine, (ce qui était à la base fortement compromis par ses éternels sweet-jean-baskets), bref d’utiliser les armes classiques des filles. Ses stratégies consistaient donc à se trouver le plus souvent possible sur les trajectoires des élus, de façon à ce qu’ils entament, eux, la discussion. Douée d’une verve pétillante et pleine d’humour, Gribouille y parvenait aisément, les garçons aimant bien sa compagnie. Quant à aller plus loin, c’était à eux d’en prendre l’initiative, et il arrivait souvent que ce ne soit pas le bon qui le fasse… Gribouille avait alors toutes les peines du monde à repousser les avances du pote devenu importun, et garder le contact avec celui qu’elle avait choisi.

Mais le mot « impossible » ne fait pas partie du vocabulaire de Gribouille. Ne pouvant adopter d’autres stratégies que celle-ci, elle développe dans la discussion des finesses de style, toujours à base d’humour, de bonne humeur et de franchise, qui amènent sa proie à rechercher sa compagnie et à apprécier son contact. Le reste vient en suite logique.

Sa stratégie ayant mis du temps à prendre forme et devenir efficace, il faut attendre la terminale pour ferrer son premier poisson…Quel dommage ! Il faut rentrer en France. Elle laisse derrière elle une flopée de copains, une ou deux copines, tourne résolument la page et s’en va conquérir la France.

 Finalement, sa stratégie première n’était pas si mauvaise que ça, puisque c’est son tempérament sportif, dynamique et dénué d’apprêts (ainsi que ses records de vitesse sur les petites routes de Haute-Loire, au volant de sa Volvo Amazon) qui séduit son premier mari…

La suivante n’est pas mal non plus, puisque Serge, à la recherche d’une compagne qui partage tous ses enthousiasmes, ses rêves et ses passions, n’a pas prêté attention à l’apparence extérieure, mais à ce qu’il y avait dans son cœur…

 

lien permanent

Les pratiques vestimentaires de Gribouille : 5ème aspect du tag  (Ouaouh! quel tag !!!) posté le vendredi 08 mai 2009 16:20

Blog de gribouille :Les délires de Gribouille, Les pratiques vestimentaires de Gribouille : 5ème aspect du tag

S’habiller, pour Gribouille, a longtemps dépendu des goûts de maman Gigi, de ses talents de couturière, et des finances de papa Argaud. De toute façon, Gribouille ne s’est intéressée que très tard  à son apparence. Une seule chose comptait : que ses vêtements s’adaptent à ses activités.

Maman Gigi le comprend très vite, le jour où elle aperçoit une partie de la petite robe rouge qu’elle avait amoureusement confectionnée au sommet du gigantesque douglas qui avoisine le portail de la Villa Rose… Une fois apaisée la peur panique que Gribouille tombe ou ne puisse redescendre (de courte durée, car Gribouille avait déjà une longue pratique des escalades dans ce douglas, le connaissait par cœur, et la descente, accélérée par les hurlements de Mounette, fut promptement négociée…), la colère a pris le dessus et flambé de bon cœur devant la robe maculée de résine.

Un autre épisode semblable, où la résine avait cédé la place à la graisse de la chaine du vélo de Gribouille, la convainc de la nécessité de passer du « joli » au « pratique ». Sweets, jeans et baskets remplacent désormais robes, jupes et souliers vernis. Très pratiques pour aller faire du vélo au bois Lambert (où une cabane l’attendait au sommet d’un érable, loin de la surveillance maternelle), défier ses copains pour un sprint dans le pré voisin, jouer aux billes dans la cour de récré (il ne fallait pas montrer sa culotte aux garçons), affronter le gardien de but d’une équipe exclusivement masculine... etc, Gribouille est ravie! 

Mais maman Gigi ne l’entend pas de cette oreille et exige des efforts vestimentaires… au moins… une fois par semaine, le dimanche, pour que Gribouille comprenne qu’elle appartient à la gente féminine. Robe ou jupe ! Gribouille, alors âgée de dix-sept ans, s’affuble d’une petite robe d’été en coton blanc (en hiver, mais l’hiver au Maroc est particulièrement doux…), qu’elle porte avec des bottes cavalières et un manteau en peau de mouton retournée, orné de fausse fourrure, ce qui lui vaut un commentaire peu flatteur d’une amie de papa-maman : « Ma pauvre petite, tu ressembles vraiment à un singe déguisé ! » Maman Gigi de s’exclamer qu’elle n’y est pour rien et que sa fille reste sourde à tous ses commentaires. Gribouille reste impassible et traitera plus tard (en privé) l’amie de papa-maman de ringarde rétro.

Gribouille adopte le style SJB (sweet-jean-baskets) jusqu’à l’âge de vingt-six ans, jusqu’à ce qu’elle épouse son premier mari. Celui-ci, quoique fan de son côté athlétique et amoureuse du sport, ne badine pas sur l’apparence. Fini les jeans et les baskets, il faut une apparence élégante et sexy. Très amoureuse, Gribouille s’adapte. Elégante et sexy, soit ! Elle s’achète des petits tailleurs courts, short et bas résille, des tops décolletés, se perche sur des talons hauts, fard aux yeux et une touche de rouge à lèvres, et commence sérieusement à ressembler au fameux singe déguisé, avec ses épaules de déménageur et ses kilos en trop… Six mois plus tard, elle  se lasse de l’aspect « cocotte de luxe déguisée» que lui renvoie son miroir et revient à un style plus décontracté. Elle porte alors de longues chemises sur des jodhpurs, avec ses éternelles bottes cavalières (elle en a au moins trois paires, elle peut donc varier ses tenues…)

La vie avec Serge n’apportera aucune modification dans le style qu’elle affectionne. Serge est cool, l’apparence de Gribouille lui convient tout à fait. Mais passé la quarantaine, une maîîîîîcresse d’école ne doit pas ressembler à une éternelle ado mal fringuée, et Gribouille, soucieuse de ne pas être comparée par ses élèves (à son désavantage) à leurs  jeunes mamans, passe aux tuniques en lin, vestes longues en mohair et bottes en cuir fin. Ses jeans (pas question de changer, surtout que ses filles commencent à entrer dans l’adolescence et faire des commentaires sur sa tenue…) prennent des couleurs plus « clââââsssss », deviennent noirs, gris ou écru. (Elle en garde toujours un ou deux bleus-délavés-troués pour aller aux écuries, ainsi que des sweets et des tee-shirts confortables.)

La cinquantaine la voit exactement dans les mêmes tenues, elle se met à piquer les jeans à 150 € de ses filles, se fait piquer ses tuniques et ses Superga (baskets en toile très môôôôde), mais rien ne lui fera monter dix centimètres de ventre au-dessus de sa ceinture « Le temps des cerises » (faut pas exagérer) !!!

lien permanent

Les tribulations de Gribouille...avec son poids! 4ème aspect du tag  (Ouaouh! quel tag !!!) posté le mardi 05 mai 2009 16:56

Blog de gribouille :Les délires de Gribouille, Les tribulations de Gribouille...avec son poids! 4ème aspect du tag

            Prédestinée à souffrir dans ce domaine par l’inexorable machine infernale qu’est l’hérédité (n’est-il pas, ma mounette ?), Gribouille passe sa vie à prendre l’ascenceur dans tous les sens (bon, d’accord… il n’y en a que deux), inventant des étages rien que pour elle (pas de sous-sol,bien entendu… Gribouille a les yeux fixés résolument sur les étoiles !) Mais son ascenseur a le vertige, déteste regarder en bas et actionne en urgence tous les systèmes de freinage dont il dispose, l’ABS exclu, dès qu’elle appuie sur le bouton d’un étage inférieur.

            Tout bébé, Gribouille témoigne d’un appétit hors du commun, ce qui met en joie maman Gigi. A six ans, elle rivalise avec les adultes et met un point d’honneur à rendre une assiette qu’il est presqu’inutile de mettre au lave-vaisselle (enfin… de laver, je ne pense pas que papa-maman aient eu un lave-vaisselle avant…euh… les années 90, je crois) Elle part à l’école avec une demi-baguette agrémentée d’une demi-tablette de chocolat, et épate toutes ses copines qui ne disposent, elles, que d’un minuscule paquet contenant deux biscuits LU…

            Arrivée à Barcelone, son goût bascule vers la charcuterie et elle passe tous les matins au supermarché, en sous-sol de l’immeuble, pour s’acheter un gros pain rond, qu’elle fait garnir de trois bonnes tranches de fromage de tête, dont elle raffole. A la récré, elle s’arrange pour être le plus souvent possible vendeuse bénévole de friandises qui la font encore craquer (très souvent, l’intendante remerciait ses « employées » en leur donnant un des petits sachets bleus ou rouges qui n’avaient pas été vendus, et Gribouille en dissimulait un (un bleu, le meilleur) dans sa poche, dès réception de la boîte aux délices, qu’elle ne ressortait qu’une fois tous les élèves en rang, avant d’aller rendre le fruit de ses ventes à la responsable… et empocher gratuitement le dernier qu’elle n’avait pas pu vendre…faute de temps !

            Vers 13 ans, maman Gigi commence à s’alarmer. De petite fille bien en chair, Gribouille devient…euh…bien « enrobée » . Heureusement dotée d’une généreuse musculature d’origine, cela ne l’empêche pas de jouer au foot avec ses copains, de les affronter au bras de fer et de leur montrer que même avec un vélo pliant dont le guidon est au niveau de sa poitrine, elle arrive à leur tenir tête (non sans chutes spectaculaires)…Son embonpoint naissant ne la perturbe donc pas le moins du monde, ce qui n’est pas le cas de maman Gigi.

            S’ensuit donc toute une période de privations cruelles (plus de pain à table, disparition de tout ce qui est délicieux dans les placards, réduction des rations, etc…) que Gribouille, sourde aux arguments sournois concernant sa sihouette, ne comprend pas du tout, et contre lesquels elle s’insurge immédiatement. Trop jeune pour revendiquer ses droits haut et fort, elle doit donc s’adapter à la situation…Heureusement, la faculté d’adaptation est une qualité fort développée chez elle. Le passage au supermarché du matin n’étant pas compromis, restent les petits creux de l’après-midi. Le panier  matinal  s’agrémente désormais, tous les deux jours, d’un grand tube de lait concentré sucré qu’elle cache sous son oreiller et qu’elle déguste tranquillement après l’école, pendant qu’elle fait ses devoirs (attention, papa Argaud est cette année-là son professeur de latin et vient souvent vérifier ses thèmes et ses versions dans sa chambre)

Mais tout cela ne compense pas les portions congrues des repas, qui ne remplissent pas son estomac surdimensionné, il faut donc trouver autre chose. Gribouille est une lève-tôt. Le matin, avant que maman Gigi n’ouvre les yeux, elle se glisse dans la cuisine et se prépare un pré-petit déjeuner : œufs brouillés arrosés d’une généreuse rasade de Grand Marnier. (Cuisinière hors pair, maman Gigi met tout un tas de bonnes choses dans ses plats, que Gribouille, très attirée par la cuisine, observe d’un œil attentif) Mmmmmmmmmm ! Elle va ensuite se recoucher, (bien entendu, elle a laissé la fenêtre ouverte tout le temps de l’opération clandestine) et fait semblant de sortir du sommeil quand maman Gigi vient la réveiller. Suit le petit déjeuner traditionnel. Mais  Gribouille n’a pas pensé au regard affuté de sa mounette sur le contenu de ses placards. Celle-ci s’étonne donc de la baisse régulière du niveau de la bouteille de Grand Marnier, qu’elle n’utilise pourtant  qu’exceptionnellement, et certains matins, lorsqu’elle se lève, perçoit les infimes effluves de…quelque chose non identifiable, mais incontestablement agréable. Fine mouche, elle fait les recoupements nécessaires à la résolution de l’énigme… et se lève très tôt le matin suivant. Le reste, Gribouille ne tient pas à en parler…

Vers 16 ans, Gribouille ressent subitement le désir de plaire à Jaime, un voisin de la résidence, qui ne l’accepte pas dans ses pratiques sportives, et passe le reste de son temps au bar avec des filles invariablement fil de fer. Perturbée, Gribouille commence à se poser des questions, s’investit d’avantage dans les entraînements quotidiens au tennis que lui impose papa Argaud, supprime le lait concentré sucré qui était resté inaperçu, et perd quelques kilos… Mais avant que Jaime, qui l’apprécie bien en tant que copine, ne s’en aperçoive, le temps du départ est arrivé…

Au Maroc, une bienheureuse hépatite virale lui impose des repas à base de poisson / légumes vapeur et de laitages maigres, qui enlèvent tout vertige à son ascenceur (qui n’a pas le choix cette fois-ci), lequel accepte cette fois-ci de faire un petit tour au rez de chaussée. Oh ! Pas long, mais cela suffira à Gribouille pour aimer la nouvelle personne qu’elle aperçoit dans la glace lorsqu’elle s’habille.Ses habitudes alimentaires ont changé pendant les deux mois où elle est restée allongée, en proie aux nombreuses bestioles que les antibiotiques tardaient à trucider. Olivier et Richard alimentent ses motivations pendant les deux années suivantes, ainsi que la silhouette incontestablement ravissante de sa copine-voisine Fanny. Gribouille s’aime mince (enfin, athlétiquement mince…) et se fixe un nouvel objectif : le rester, objectif qu’elle a encore actuellement. Mais son appétit n’a pas diminué…

Rentrée en France, ses lectures préférées deviennent Montignac, Mayo (régime à 600 calories par jour, prescrit pour une durée de quinze jours et sous surveillance médicale, qu’elle poursuit deux mois tout en continuant l’entraînement intensif sur les cours de tennis), Weight Watchers, etc, et son ascenseur recommence ses aller-retour, et reconditionne tout son système de freinage qui devient de plus en plus performant au fil des années. Elle passe son temps à la SHN (centre équestre pompeusement nommé société hippique nationale, où elle monte Vicoka), le milieu cavalier est friand des bons petits repas de Claude, et les fait précéder d’un épisode …euh… liquide… nommé apéro, traditionnellement  indispensable.

Le sportif perfectionniste et rigoureux qu’elle épouse contribue à développer sa fixation. Elle découvre un nouveau bouquin nommé Scarsdale (d’un diététicien américain inconnu en France) qui lui offre sur un plateau de satisfaire son appétit tout en lui mettant en défaut les freins de l’ascenseur. S’ensuit une période d’euphorie où la balance dégringole de 13 kilos, lui permettant de mettre à mal ses finances pour se monter une garde-robe en 38-40. Mais Gribouille a une grosse lacune dans son dictionnaire personnel : le mot « stabilisation », ce qui met en joie son ascenseur et lui permet d’affiner sa technique de freinage. La reprise de Scarsdale cinq ans après, n’ébranlera la balance de 5 petits kilos…

La quarantaine (et la vie avec Serge) lui font oublier quelque peu sa fixation, qui devient juste préoccupation. Elle a adopté des habitudes alimentaires diététiques régulières, qui ont fait rouiller son ennemi juré l’ascenseur (sa seule activité est alors concentrée pendant les fêtes de Noël, période immédiatement suivie d’une série d’anniversaires, tous regroupés en début d’année, dont celui de Gribouille…) Le poids a fait place à d’autres soucis, médicaux ceux-là, quand survient sans prévenir une puissante et implacable ennemie : la ménopause. Gribouille s’affole : l’ascenseur reprend de l’activité, en sens unique cette fois, étant devenu un expert vétéran du freinage avec les années, la balance affiche +8 et refuse obstinément, grâce à l’aide efficace de ces maudites molécules nommées hormones, de rebrousser chemin. Nouvelle garde-robe, bien garnie en longues tuniques, pulls amples, pour la plupart masculins, dégoût de soi-même, fatalisme, etc…La seule arme de Gribouille pour surmonter cette période foireuse (pas uniquement à cause de son poids, d’ailleurs) : l’humour. Elle se lance dans la communication humoristique, et crée les blogs que vous connaissez, Centaurette d’abord, puis celui-ci. Très vite la bonne humeur revient, puis l’optimisme.

Novembre 2008 : la voisine de maman Gigi lui parle d’un médecin qui lui a fait perdre 18 kilos par un traitement basé sur les oligo-éléments… Gribouille se précipite, prend rendez-vous (le médecin est charmant…), et attaque le traitement. L’ordonnance remplit une page 21 x 29,7 entière, ne contient pas moins de 9 oligo-éléments différents, à prendre à quatre moments précis de la journée, l’ensemble coûte plus de 80 € à renouveler tous les mois, mais qu’importe ! Elle a confiance, de toute façon, c’est sa dernière chance, ses rations alimentaires sont diminuées au maximum et dénuées de toute matière grasse, féculents, sucreries, pas de grignotage entre les repas, et le suivi du régime de Jean-Michel Cohen sur internet lui a fait prendre 500 grammes en quinze jours.

Elle récupère une vieille trousse de maquillage de sa fille, y place des boîtes de cigarillos à la vanille (sans les cigarillos, dont elle a fait cadeau à Serge) remplies des ampoules de l’après-midi et du soir, qu’elle emmène de partout avec elle dans son gigantesque sac et programme les 5 alarmes nécessaires sur son portablede façon à ne pas oublier l’heure.

Trois mois passent, et rien ne se passe…La visite de suivi lui annonce qu’elle a perdu 100 grammes (…), mais, chose importante, 5% de masse graisseuse. Elle persiste (rappelez-vous que le médecin est charmant…), et miracle, un mois après, s’aperçoit qu’elle a gagné 2 trous de ceinture (interdiction de se peser, lui a dit M. Charmant) !

A l’heure actuelle, elle boucle sa ceinture au dernier trou, remet des pantalons qu’elle croyait disparus depuis trois ans, se fait traiter de ringarde par ses filles parce qu’ils ont des pattes d’eph, a fait siffler M. Charmant lors de la dernière visite (hier), et retrouve avec plaisir les mains coquines de Serge se baladant un peu de partout…La balance affichait -6 !

L’ascenseur est sommé de prendre sa retraite, sous peine de licenciement pour chômage technique (tant pis pour les indemnités), maman Gigi se demande si elle ne va pas aller consulter M. Charmant, et Gribouille jubile !

lien permanent

Gribouille à la recherche... de ses motivations! Troisième aspect du tag  (Ouaouh! quel tag !!!) posté le dimanche 03 mai 2009 18:09

Blog de gribouille :Les délires de Gribouille, Gribouille à la recherche... de ses motivations! Troisième aspect du tag

Tous (ou presque tous) les enfants ont pendant leurs jeunes années des rêves concernant leur futur métier. Communément, les petites filles rêvent d’être infirmière, ou maîtresse, ou chanteuse,…etc. Ce rêve évolue, change complètement, ou reste ancré dans leur tête jusqu’à sa concrétisation. Gribouille, non.

Résolument fidèle à sa philosophie (vous vous rappelez, carpe diem), elle vit sa jeunesse en fonction de ses centres d’intérêt, qui sont fort éloignés de la question d’un futur métier. A quoi bon ? Ce n’est pas d’actualité… Elle arrive au bac sans s’en être souciée, et se retrouve fort embarrassée lorsqu’il lui faut choisir une orientation dans ses études supérieures.

Amoureuse de la nature, elle opte pour une faculté de biologie, se lasse bientôt des différentes matières de la première année du DEUG B, et se consacre à des activités bien plus ludiques, le baby-foot, la belote de comptoir, flipper, au cani du coin. (Le tarot, pourtant pratiqué intensément par l’élu provisoire de son cœur, lui demande trop d’efforts. A la troisième donne, elle ne sait déjà plus combien d’atout sont tombés…) Pas de miracle, les partiels et l’examen final reflètent l’investissement qu’elle a mis dans cette première année de fac. Qu’à cela ne tienne ! Elle refait une année, tout aussi ludique, mais se repose sur sa mémoire et les cours qu’elle a grappillés à droite et à gauche, auprès de camarades plus sérieuses, et obtient son passage en deuxième année. Un bon copain à elle choisit la filière chimie-biochimie. On s’amuse bien en cours avec lui, soit ! Elle le suivra en chimie-biochimie. Très vite, elle se demande à quoi cela va bien pouvoir lui servir dans la vie, déteste apprendre par cœur les conditions de pression et de température des différentes réactions chimiques pour avoir une bonne note aux partiels, et la question de l’examen final dans la matière la plus coéfficientisée la laisse sans réponse. ( « Que s’est-il passé à Seveso ? Développer et argumentez. »)

Du côté paternel, on n'est pas dupe. Quand on révise son bac quinze jours avant et que l’on frôle la mention bien, ce n’est pas un problème de moyens. Le ton monte, les privations de sortie aussi…Durant l’été, elle cherche en vain ce qui pourrait l’intéresser. A part les chevaux qui monopolisent ses émotions, rien ne l’attire. Pas un instant elle n’envisage de faire sa vie dans le monde équestre. Rester toute la journée dans un manège à essayer de faire évoluer des jeunes (ou moins jeunes) cavaliers qui, pour la plupart, ne sont là que pour permettre à maman de signaler, au passage d’une conversation au sommet, que ses enfants pratiquent l’équitation, risque de lui casser sa passion. Et de toute façon, ça ne paye pas. Elle veut un métier qui lui donne la possibilité financière d’acheter son cheval… et le temps de le monter !

Elle pense un moment au stage de fin d’année qu’elle a fait, grâce à un ami de papa-maman, à la Répression des fraudes, envisage un court instant de passer le concours, puis laisse tomber. Journées trop chargées… Elle jusque là imperméable aux puissantes suggestions familiales (« l’enseignement, ma fille, est un métier idéal pour une femme ! Une paye assurée, une vie au même rythme que tes enfants, qu’exiger de plus ? Regarde papa, regarde maman, regarde tante Marthe et tante Suzanne, tes grands-parents paternels », etc.,etc., etc. !), elle se laisse aller à envisager cette branche avec ses critères à elle. Etudes payées (chic ! je vais pouvoir échapper à la dictature paternelle… quoique, si je reste à la maison, beaucoup moins de frais, et de toute façon, ça va être très difficile de quitter le toit familial sans raison valable !De plus, possibilité immédiate d’acheter un cheval) Six heures de travail par jour, quatre jours et demi par semaine, 16 semaines de vacances, tout le temps de monter ! Excellent ! Elle a déjà donné des cours particuliers pour se faire des sous, et a trouvé qu’elle ne se débrouillait pas mal. ( une voisine dans l’immeuble a réussi l’épreuve de maths d’un BP grâce à elle : la transformation des x et des y des équations en pommes et en poires lui a permis de comprendre pourquoi x et y ne s’additionnaient pas comme 2+2 …)

Elle passe donc le concours de l’Ecole Normale et le réussit, malgré la déchirure musculaire dans la plante du pied droit suite à une mauvaise réception à la poutre, épreuve qui précédait immédiatement la course de 2000 mètres à réaliser en moins de 10 minutes… Suivent trois ans à constater que les belles théories développées dans les salles de classe de l’Ecole Normale étaient parfaitement inapplicables dans les salles de classe des écoles, et à se demander si les formateurs ont un jour exercé dans une ZUP (ancêtre de la zep puis de la rep), ou dans toute autre classe. A la fin de la première année, elle travaille papa au corps pour lui prêter les 5000 francs nécessaires à l’achat de Vicoka, cheval qu’elle avait en demi-pension depuis un an et qui était à vendre. (Première histoire d’amour de Centaurette…)

Diplôme en poche, elle commence sa première année d’exercice en Education spécialisée, et réalise qu’elle aime chercher des solutions pour faire accéder les enfants en difficulté à la compréhension. (Elle a évolué depuis les pommes et les poires…) Mais impossible d’y accéder tout de suite. Suivent treize ans de remplacements qui confirment ce goût. Inspectée dans un CP en zone difficile, elle fait quatre groupes de niveau et consacre les deux tiers de son temps aux trois élèves qui atteignent à peine le niveau de moyenne section de maternelle, après avoir distribué les consignes aux autres groupes qui fonctionnent (très bien) en autonomie. L’inspectrice l’oriente vers un poste de « regroupement d’adaptation » qui se libère l’année suivante. Et commencent enfin (après quinze ans) le temps où elle prend plaisir à aller travailler.

Les trois années de disponibilité, (à l’issue desquelles elle a failli démissionner de l’Education Nationale),  où elle s’est lancée dans la vente de matelas, d’alarmes, de vêtements en visite à domicile, de surveillance par écoute (que voulez-vous, avec un CV à forte connotation de fonctionnaire, elle était condamnée à la vente des produits invendables, payés à la com’ …), sont volontairement zappées.

Questions sur le texte :

1/ Quelles étaient les motivations de Gribouille pour renter dans le domaine de l’enseignement ?

2/ Ont-elles évolué ?

3/ Quelles sont-elles aujourd’hui ?

Niveau CE2

(Epreuve notée sur 20, dont 5 points pour la présentation, l’orthographe et la grammaire)

lien permanent

Carpe diem... Deuxième aspect du tag  (Ouaouh! quel tag !!!) posté le vendredi 01 mai 2009 11:45

Blog de gribouille :Les délires de Gribouille, Carpe diem... Deuxième aspect du tag

A chaque jour suffit sa peine…Gribouille le petit poisson (ben oui, quoi… je suis venue dans ce monde hostile et plein de dangers début mars…) a fait sienne cette philosophie dès son plus jeune âge. Avec une extension implicite : si tu peux remettre la peine au lendemain, le jour même sera plus ensoleillé !

Les peines étant généralement superficielles dans l’enfance, Gribouille appliquait cette maxime  au quotidien pour l’entretien de sa chambre…A quoi bon ranger tes affaires si tu peux le faire demain ? (Gribouille n’avait pas encore conscience que petite peine se multiplie et devient grosse peine…) Elle attendait donc le moment où il n’y avait plus rien dans l’armoire pour se mettre à la tâche, opposant une inertie totale aux crises de rage de sa mounette…Elle lui prodiguait des promesses dures comme fer que cela ne se reproduirait plus, et renouvelait inlassablement le même cycle. Sa définition de la promesse était à cette époque : « affirmation sincère venant du plus profond du cœur permettant d’apaiser les foudres d’une maman en colère..., mais n’incluant aucun engagement . »

Devenue grande, Gribouille appliquait invariablement la même philosophie, débutant les révisions du bac quinze jours avant l’examen, celles des partiels la veille (que voulez-vous, il y avait cette semaine-là un grand concours de baby-foot au cani du coin (café pour les lecteurs qui ne sont pas lyonnais…), et elle faisait équipe avec un jeune homme qu’elle ne voulait surtout pas décevoir…

Une fois mariée, Gribouille apprend rudement que sa philosophie est à changer d’urgence… Fini la vaisselle dans l’évier attendant le lendemain (voire deux ou trois jours…), le tas de chemises s’entassant dans le panier destiné au repassage (Monsieur exigeait sa chemise propre et repassée chaque matin et ne supportait pas qu’elle le fasse pendant le petit déjeuner, au moment où il avait besoin d’elle pour lui tenir compagnie), la poussière qui s’entasse sur la sol et les meubles (vous comprenez maintenant pourquoi elle a horreur des bibelots ?), le frigo vide et les contrôles techniques dépassés et verbalisés !

En vieillissant, les peines changent et deviennent plus gênantes…Mais la philosophie de Gribouille, qui ne varie toujours pas d’un poil, devient plus… euh… proche de ce que carpe diem signifie réellement . Elle néglige la douleur (ça passera bien…pourquoi consulter ? Impossible de se garer dans le 6ème, une heure d’attente dans la salle prévue à cet effet, dix minutes de consultation, évidemment elle n’a pas fait le dernier examen demandé par le médecin et se fait tirer les oreilles, la queue à la pharmacie, pour s’apercevoir que la douleur a presque disparu lorsqu’elle pense enfin à prendre ses médocs…)

A l’heure actuelle, le bilan est le suivant :

Depuis deux jours, la douleur flambe dans ses pauvres intestins diverticulisés… Mais chut ! Mounette ne le sait pas encore ! Je ne veux pas l’inquiéter…(Il faut dire que la prochaine crise risque d’être perforante et que les toubibs lui ont conseillé de se rendre aux urgences le plus rapidement possible lorsqu’elle se déclenchera) Alors elle se bourre de ce plâtre qui s’appelle Smecta ou Bedelix, s’enfile des anti-infectieux vendus sans ordonnance  parce que bien évidemment ça arrive la veille du week-end du 1er mai, et attend que la douleur s’amplifie pour biper Serge…

Elle a remis M. Corset dans son triste cagibi, elle ne supporte plus ses manifestations de tendresse qui lui oppriment son ventre ballonné, mais son dos devient peine de plus tard, elle n’y pense plus . (surtout qu’apparemment, Dame Douleur a trahi son complice et est allée faire un tour ailleurs…)

Des nouvelles de sa ponction thyroïdienne sont arrivées il y a quelque temps, tout est plutôt positif d’après son endocrino. Les gros vilains nodules qui se sont agglutinés autour de sa thyroïde comme la misère sur le pauvre monde baissent les bras devant tant de féroce résistance (la thyroïde persiste à vouloir fonctionner normalement) et ont un peu diminué de volume, au moins d'un millimètre. La cytologie n’est pas toujours clean, mais n’évolue pas dans le mauvais sens. La peine devient donc peine de l’année prochaine. (penser à prendre rendez-vous en septembre pour la prochaine ponction sous échographie au mois de janvier)

Son fibrome à l’utérus ? (Bof ! Sa môman en a plein, ils n’ont jamais évolué, et de toute façon, elle n’a pas vu son gynéco depuis…euh… deux ans, je crois.) Le fait qu’il cache son ovaire droit, duquel on n’a pas de nouvelles ? Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ! On verra ça quand il développera des symptômes…

Ses troubles du sommeil ? (Elle a oublié de vous en parler, mais son cerveau dysfonctionne pendant cette période primordiale qu’est la nuit pour la récupération, l’oubli des soucis, …etc., et s’éclate en envoyant de partout le plus possibles ses petites ondes  alpha pendant toute la nuit. Il a décidé, pour embêter le monde, de faire la grève du bouton off) L’avantage de se lever tous les matins depuis huit ans dans le même état que si elle avait dormi trois heures, est de ne plus faire la différence les jours où elle fait la bringue ! La peine n’évolue pas , Gribouille a appris à vivre avec, elle n’y pense plus, depuis qu’elle a vérifié qu’elle ne s’assoupissait plus au volant et ne risquait pas d’ajouter un troisième accident à sa liste…

 

CARPE DIEM !!!!

lien permanent
|

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à gribouille

Vous devez être connecté pour ajouter gribouille à vos amis

 
Créer un blog