Un domicile au boulot...

Rapt d'une plaque de cuisson...  (Un domicile au boulot...) posté le mercredi 18 février 2009 10:40

Euh… Quels étaient déjà tes qualificatifs pour Serge, Trappeur ? Calme, pondéré, non stressé ? Ecoute plutôt la suite !

Serge s’est occupé efficacement du bébé que je lui avait refilé (vous avez bien compris, j’espère, que nous n’avons pas de rejeton…).

J’arrive au magasin le lendemain en milieu d’après-midi, et mes yeux s’écarquillent devant la magnifique plaque de cuisson, en bonne et due place, sous la hotte (un peu décalée, mais ne dites surtout pas à Serge que j’ai dit ça…). Regard interrogateur à l’intéressé : « C’est pas vrai ! Elles étaient arrivées ? » Réponse laconique : « non » Je ne comprends plus rien…

L’explication est d’une simplicité enfantine…C’est Mélusine, cette fois, qui va voir ses qualificatifs quelque peu… euh…bousculés ! Sympa et souriant, tu disais, Mélusine  ? Je peux te garantir que Victoria n’a certainement pas dû être d’accord avec toi ce matin-là, quand elle lui a annoncé que le fournisseur était en rupture de stock, et que la plaque n’arrivait pas avant un mois et demi !

Tout a dû bouillonner dans la tête de mon cher et tendre (il faudra que je modifie moi aussi mes adjectifs…) en une puissante montée d’adrénaline que même Victoria a dû percevoir… Les plans de travail toujours non fixés, impossible d’attaquer le carrelage mural, donc agression permanente de la surface de placo brute qui l'exaspère en permanence depuis que la cuisine est montée, une attente démesurée avant la mise en route de la restauration, et par conséquent, des crémaillères. Alors bien sûr, il reste encore à amener les conduites d’eau jusqu’au loft, changer l’alimentation électrique, trop faible maintenant pour l’installation, acheter et mettre en place le cumulus, mais tout cela n’est pas… euh.. VISIBLE !!! (bon d’accord… Mes majuscules sont tellement tarabiscotées que ça en devient illisible… le mot masqué est « visible »)

Serge ne crie jamais, ne s’emporte jamais, ne hausse même jamais le ton. Mais croyez-moi, il a d’autres moyens très efficaces pour montrer ses sentiments, et en ce cas précis, sa puissante colère…Je n’y étais pas, mais je peux parfaitement savoir ce qui s’est passé, puisque j’ai déjà été témoin de cette métamorphose… pas à mon encontre, rassurez-vous !

Son regard a dû devenir glacial (il est déjà avantagé par des yeux verts…), le regard dur fixé sur la pauvre Victoria, qui n’est nullement responsable des manquements du fournisseur, rappelons-le…, ses mâchoires violemment serrées faisant saillir une puissante musculature faciale, (je sais qu’il y en a qui anticipent mentalement, mais non, là, vous allez trop loin, je n’ai jamais dit qu’il avait grincé des dents !), et très calmement, il a dû lui dire que c’était inacceptable, qu’il fallait trouver une solution dans l’immédiat. Et de suggérer, dans la foulée, l’enlèvement de la plaque de démonstration.

Devant une telle détermination, je suppose que Victoria n’a pu que s’incliner, et a donné un assentiment très hésitant, mais Serge n’a pas attendu l’intervention possible des responsables, a démonté la plaque et vidé les lieux sans tarder. Nous avons appris par la suite que la jolie vendeuse s’était fait sérieusement taper sur les doigts…Mais Serge avait retrouvé le sourire le lendemain quand nous y sommes retournés, et quand il a le sourire, il est … comment dire… craquant ! (et pas uniquement pour moi, j’ai bien vu moulte gente féminine fondre devant son sourire canaille…)

Pour conclure, si vous vous rendez prochainement dans ce point de vente spécialisé en cuisines et salles de bain, vous pourrez voir dans l’une des cuisines exposées, un large trou béant en plein milieu du plan de travail…pendant un mois et demi, ce qui, vous le comprendrez bien, défigure ce petit bijou de cuisine et met à mal l’image de la maison…

Mais , dans le loft, maintenant, la plaque trône au centre de la cuisine, le carrelage mural est posé, les yeux de Serge sont au repos…

PS. La loupe est toujours là... Pour Luc: les diaporamas sont créés sur Picture trail, et ce type de diapo s'appelle tout simplement "Loupe"...

lien permanent

Standbye au loft...  (Un domicile au boulot...) posté le vendredi 13 février 2009 10:55

            Serge trépigne, grogne, s’agace pour rien, tourne en rond, mais la situation reste obstinément bloquée : les plaques de cuisson , qui devaient arriver fin janvier, ne sont toujours pas là ! Il nous manque également un plan de travail, trois tiroirs, un transfo et une baguette d’angle.

Sommée par Serge d’appeler Victoria tous les jours, je n’arrive plus à la joindre : elle ne répond plus sur son portable , est toujours avec des clients si j’appelle au magasin (ou elle a laissé la consigne à l’accueil…). J’ai beau expliquer à Serge que ce n’est pas la peine de la déranger si c’est pour nous dire que rien n’est arrivé, il s’indigne obstinément de ne pas être tenu au courant, même s’il n’y a rien à annoncer. Du coup je lui refile le bébé, il n’a qu’à s’en occuper lui-même. Les coup de fil dans le vide, c’est pas mon truc.

            Toute la cuisine est montée, les plinthes au sol posées, les plans de travail découpés (sauf celui qui nous manque), l’évier encastré. Le découpage ayant dégagé une tonne de sciure de bois, celle-ci est allée se coller, ma foi très artistiquement, sur les façades des meubles. (Oui, je sais, les photos prises en intérieur avec peu de luminosité, et surtout par mon portable, sont très obscures… Mais écarquillez un peu les yeux !).

            Pas moyen de l’enlever au vieux-tee-shirt-troué-qui-sert-désormais-à-la-poussière, la façade se transforme instantanément en un aimant puissant  et récupère avec ardeur toute la sciure qu’on a voulu lui voler. Hors de question également de secouer le vieux –tee-shirt-qui… , elle attire voracement tout ce qui quitte les fibres. Qui plus est, je me charge moi-même d’une bonne dose d’électricité statique, qui s’évacue dans mon corps dès que je prends contact avec Serge… Je veux bien être électrisée par mon mari, mais cela doit impérativement rester au sens figuré !!!

            J’ai recours au plumeau Swiffer-qui-va-bien-et-qui-retient-la poussière-dans-son-sein que j’utilise à la maison, et miracle de technologie,, tout devient de nouveau neuf. Serge s’émerveille devant cet outil qu’il ne connaissait pas… et pour cause !

            Bref, nous attendons impatiemment le reliquat de livraison qui bloque la fixation des plans de travail (et la pose de celui qui manque…), donc la pose du carrelage mural , ce qui laisse une large plaque de placo non peint qui nous jette à la figure son inesthétisme flagrant (le correcteur orthographique m’injurie en rouge pour l’invention d’un mot ne figurant pas dans son dico, mais qu’importe, vous m’avez compris…). Ce qui nous fait le plus râler, outre l’inactivité qui pèse de plus en plus à Serge, c’est le retard pris sur la vague de crémaillères prévues…

PS. Vous disposez d’une loupe pour bien voir les détails sur le diaporama. Il suffit de déplacer la souris sur les photos…

 

lien permanent

A l'attaque !!!  (Un domicile au boulot...) posté le dimanche 01 février 2009 16:15

 
 
 
 

Munie des précieuses annotations, je prends un feutre, dessine de magnifiques numéros sur chaque colis, regroupe les colis comportant le même numéro, et annonce triomphalement à Serge que nous pouvons attaquer le montage du meuble n°2. Pourquoi le  2 ? Tout simplement parce que nous avons décidé à l’insu de Victoria de placer le meuble n°2 à la place du n°1. Nous avons tous les droits, n’est-ce pas ?

N ous ouvrons le premier colis affichant le numéro 2, étalons soigneusement le contenu du petit sac plastique plein de multiples petites pièces destinées à assembler les éléments du meuble, et cherchons la notice. Rédigée intégralement en allemand… (ça ne vous rappelle rien ?) Les dessins représentant les petites pièces sont tellement minuscules que l’on n’arrive pas à distinguer les vis à bout pointu des vis à bout plat ! Quant au diamètre, les vis de 4 mm de diamètre sont plus grosses que celles de 6 mm !

Bref ! Nous tâtonnons, montons, démontons, remontons, replaçons, Serge commence à s’agacer et j’en prends plein les oreilles, au point que j’impose une pause clop avant de lui en mettre une…(une insulte, bien sûr !)

Une fois calmés, nous reprenons lui ses lunettes, et moi mon courage largement entamé, et nous reprenons le montage du premier meuble, sur lequel nous travaillons déjà depuis plus d’une demi-heure…Nous arrivons enfin à le dresser sur ses pieds, dont l’un casse immédiatement ! Il faut dire que nous n’avions pas commencé par le plus facile… C’était le meuble contenant le frigo/congel ! 2m50 de hauteur…

Il nous faut encore une bonne demi-heure pour mettre le meuble de niveau, verticalement puis horizontalement celui-ci se dandinant dans tous les sens de gauche à droite… (car dépourvu de fond pour laisser respirer le frigo) Serge, excédé, finit par le fixer au mur grâce à des petites équerres dont nous n’avions pas trouvé le rôle…(Il a dû renouveler l’opération trois fois, compte tenu de la plinthe au pied du mur de gauche qui décalait la base du meuble d’un bon centimètre…) Puis nous engouffrons le frigo dans son caisson… et victoire, tout est d’aplomb, malgré le pied  défaillant !

Apéro !!! (bien mérité…)

Tous les meubles se montant de la même façon, nous avons bien avancé les jours suivants. Aujourd’hui, il ne nous reste plus qu’à tout mettre de niveau, fixer les portes,…et attendre les colis manquants dans la livraison !!!
lien permanent

Au secours!  (Un domicile au boulot...) posté le dimanche 01 février 2009 15:45

      La cuisine est enfin arrivée… en miettes !!! Mais non… Soit je m’exprime mal, soit vous avez un pouvoir d’interprétation hors du commun ! Je voulais simplement dire que nous avions reçu la cuisine pièce par pièce, comme un puzzle, dont les pièces étaient soigneusement empaquetées une par une… mais sans la photo ! Cinquante colis bien ficelés, mais sans rapport les uns avec les autres ! Notice de montage dans chaque colis, nous avait-on dit au magasin,  mais comment savoir quel colis pour quel meuble…

      Au secours, Victoria !! (Victoria  est la charmante vendeuse d’Hyg… pardon, pas de pub , qui nous a reçus pour concevoir la cuisine de nos rêves) Jointe au téléphone (sur son portable, s’il vous plaît), elle nous fixe rendez-vous mercredi matin à l’ouverture du magasin. Nous arrivons à 9 h 55, magasin encore fermé. Heureusement !!! Elle nous reçoit tout de suite, et dans les cinq minutes, on vient la prévenir que son rendez-vous était arrivé. (Mais non, ce n’est pas son rendez-vous qui est arrivé, mais les personnes avec lesquelles elle avait rendez-vous…Au secours Baba ! Qu’est-ce que tu m’as fait avec ton article sur ce-dont-je-ne-rappelle-pas-le-nom !) La personne de l’accueil lui avait pris un rendez-vous à la même heure que nous, ne sachant pas qu’elle s’était déjà engagée…Bonjour la communication !

      Très rapidement, la ravissante blonde (j’ai gardé Serge à l’œil en permanence) à l’accent charmant (pays de l’Est ?) reprend la facture et nous annote chaque référence après avoir numéroté chacun des 17 meubles qui vont composer notre cuisine. Telles références pour tel meuble. (Trop rapidement, car nous verrons par la suite qu’elle a permuté les numéros 14 et 10, ce qui nous plongera plus tard dans une confusion extrême) Toutes les deux minutes, nous voyons surgir du coin de l’œil les clients convoqués à 10 heures, au faciès extrêmement contrarié, qui viennent voir où nous en sommes avec LEUR vendeuse. Mille pardons, monsieur, madame, nous n’y sommes pour rien !

lien permanent

Les travaux avancent...  (Un domicile au boulot...) posté le samedi 17 janvier 2009 10:42

Je m’y étais engagée, je l’ai fait !  Ne soyez pas trop sévères, (en fait, je veux dire que je n’accepterai aucune critique, et de toute façon, Serge aime beaucoup …) c’était la tout’ tout’ première fois que je m’aventurais à taper dans la déco intérieure, et l’enjeu était de taille, la pression aussi ! (et pour éviter toute réflexion, les photos sont prises de trop loin pour que vous puissiez voir les défauts… Pas folle, la guêpe !)

Les murs ont été finis la veille de la rentrée, tard le soir. Il faut avouer que j’ai une fâcheuse tendance à faire le lendemain ce que je pourrais faire le jour-même… Peur de mal faire ? Bof… Appréhension de me lancer dans quelque chose que je ne connais pas du tout, et qui sera notre décor définitif ? Il ya un peu de ça… Mais je crois plutôt que c’est tout moi…

Bon, et puis c’est vrai que je n’ai pas choisi le plus simple. Moi, ce qui me plaisait, c’était la déco « Murs d’Autrefois » de Casto, mais avec du relief. Et bien apparent, le relief ! Donc j’ai adapté le principe façon Agnès, bien sûr je n’ai pas acheté les produis de base recommandés par Casto, (bien trop chers) , juste la cire, (j’ai quand même regardé attentivement les vidéos de démo), et pour la couche de base, j’ai acheté de l’enduit de lissage prêt à l’emploi, à 8,80 € l’énorme pot, qui, appliqué à la vache à la truelle, laisse des sillons, des crêtes, des bulles,…etc, en relief. A la sortie, les murs nous sont revenus à 2 € le m²…

Donc, j’ai attaqué le mardi après-midi de la deuxième semaine…Si vous vous rappelez bien, c’était la veille du réveillon…Entre les temps de séchage et les festivités annexes, le travail a été fait en quatre demi-journées (Moi, travailler le matin pendant les vacances ? Vous rêvez !!!)

Evidemment, on est tombé à court de produit le 31 au soir, évidemment, tout était fermé le lendemain, évidemment, on n’a pas retrouvé de cire du même bain, mais qu’importe ! La jonction ne s’est pas faite sur le même mur, et croyez-moi, il faut vraiment chercher la petite bête pour trouver l’endroit, surtout quand Serge s’amuse à éclairer par intermittence les minuscules leds au plafond, de couleur orangée…

Parallèlement, Serge s’occupait de SON   BAR, qui a pris  une toute autre allure dès qu’il a été recouvert de l’énorme plateau final, une tranche de tronc d’arbre (6 centimètres d’épaisseur) avec toutes ses fissures, toutes ses veines et ses courbures apparentes (un vrai morceau de tronc d’arbre, quoi !). Serge y a passé pas moins de quatre couches d’enduit satiné pour en foncer la couleur.

Evidemment, nous l’avons baptisé au champagne tous les deux le soir même (pour vérifier le comportement du bois face à son ennemi craché le liquide), et inauguré une bonne dizaine de fois la semaine suivante, avec des potes différents bien sûr…

Prochain épisode, la cuisine… Elle arrive lundi 26… A bientôt !

 

lien permanent
|

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à gribouille

Vous devez être connecté pour ajouter gribouille à vos amis

 
Créer un blog