Casablanca

Epilogue  (Casablanca) posté le mercredi 04 juin 2008 12:06

Malgré tout, le fait que j’aie redoublé a bien arrangé mon prof coopérant de papa ! (ce qui n’a pas empêché les sanctions, vous pensez bien…) Les contrats dans la coopération étaient de trois ans… Les études supérieures au Maroc n’étant pas reconnues en France, à l’époque, je devais y retourner à l’issue de la terminale… Et ça… hors de question ! Toute seule là-bas ! Il en frémissait à la seule pensée…

Mes plus chouettes moments : les trois heures hebdomadaires de sport où le prof, M. Lejade, était tout à ma disposition après les disciplines exigées et notées , les filles en majorité étant fort occupées à fumer leur cigarette derrière le gymnase en se racontant leurs mésaventures amoureuses… Et là, je m’entraînais au 100 m (attention ! 13 secondes et quelques, en baskets et sur le goudron…, ne me provoquez pas, je cours très vite !), je lançais le poids avec les garçons, bref, tout bonheur !

Mon seul regret : je n’ai jamais revu aucun de mes copains de classe… J’en ai retrouvé deux sur copains d’avant, mais nous n’avions pas grand chose à nous dire via internet, et c’en est resté au stade d’un échange de mail laconique… « On ne peut pas mettre 30 ans sur table comme on étale ses lettres au scrabble… »

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Les conflits  (Casablanca) posté le mercredi 04 juin 2008 12:06

Blog de gribouille :Les délires de Gribouille, Les conflits

Il faut quand-même que je vous explique le contexte dans lequel s’est déroulée ma première 1ère…. Pas triste ! Premier trimestre : le censeur est aperçu sortant de l’hôtel avec la femme du prof de maths (le nôtre, en l’occurrence). Il n’était pas du tout populaire, les lycéens sont montés au créneau, manifs, tracts, pamphlets, la totale sauf la grève… ( Par contre, toute une classe est arrivée un jour habillée en jaune en cours de maths, et pour  ça, je ne me suis pas privée de les insulter… Mais non ! Tous les profs sont du même côté…)

Deuxième trimestre… Un élève de terminale traite une fille d’obsédée sexuelle en plein cours d’éducation … euh… sexuelle. Manque de pot, et il aurait dû faire attention, c’était la fille du patron de la plus grosse boîte de nuit de la place Mohammed V, elle lui a envoyé les videurs de la boîte à la sortie du lycée… Hospitalisé, fractures du bassin, la rate explosée, trauma crânien, ils n’y sont pas allés de main morte ! La fille passe en conseil de discipline, et s’en sort avec un blâme ! (explication du pourquoi, le proviseur avait des actions dans la boîte de nuit…)

Et là, mes amis, tout le lycée s’est levé comme un seul homme, et grève générale ! Pendant plus d’une semaine ! Nous avions établi nos quartiers dans le gymnase, seul endroit susceptible de contenir le millier (ou plus) d’élèves remontés à bloc… (le mec était très populaire et la fille pas… Dommage pour elle !) Panneaux d’insultes pour le directeur, chansons paillardes sur les fesses de la fille, et j’en passe !

Alors, le rapport avec mon redoublement ? Eh bien… Très douée en dessins de tout genre, (je vendais mes dessins de chevaux dans la cour de récréation et au foyer, y compris aux profs…), j’étais l’auteur de pas mal de chef d’œuvres insultants… et j’étais l’une des plus virulentes dans le conflit… Vous avez compris ? Pas de cadeau pour moi en fin d’année…, et ça, fort heureusement, mon cher papa ne l’a jamais su ! Mais la fille a été exclue, victoire sur toute la ligne ! (sauf pour moi…)

A suivre…

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Le lycée Lyautey  (Casablanca) posté le mercredi 04 juin 2008 12:06

Blog de gribouille :Les délires de Gribouille, Le lycée Lyautey

 

Le voici, le voilà… Le lycée Lyautey, établissement gigantesque, une dizaine de bâtiments à plusieurs étages ! Je vous garantis qu’il m’a bien fallu six mois pour m’y repérer… (J’ai un sens de l’orientation très limité, et une mémoire qui ne fonctionne que lorsque mon référentiel neuronal conceptuel est connecté avec mon centre d’intérêts, lequel ne comportait évidemment pas le fichier  etablissementscolaire.doc ni ses extensions Mappy…) Bâtiment L pour les langues, M pour les maths, C pour la physique-chimie, S pour les sciences nat, c’était pourtant pas compliqué … Mais où se trouvaient-ils ?

Les terrains de sport, immenses eux aussi, étaient plus simples à trouver. D’abord, géographiquement, il étaient situés en dehors du lycée, dans une rue adjacente. Et le fichier activitessportives.exe figurait en bonne place dans Mes Favoris…

J’ai donc passé trois ans dans cet établissement scolaire, de la première à la terminale. Oui… Je vous ai bien dit trois ! Et alors ? Comment ? La première et la terminale, ça ne fait que deux ans ? Bon, d’accord… J’ai fait DEUX première… (il faut mettre un s ou pas à première dans ce cas-là ? )

Pourquoi ? Euh… Pas grand rapport avec mes performances… Je naviguais autour de la moyenne en maths et en physique-chimie (un peu au-dessus en maths et un peu au –dessous en physique, ce qui se compensait car même coeff), un bon 13 en sciences nat, limite en anglais (mais bon, le prof se faisait chahuter tous les jours quand la serrure de la salle de cours n’était pas bourrée de chewing-gum et qu’on  pouvait rentrer … pas moyen de bosser, quoi ! !), 19 en espagnol (rappelez-vous, j’arrivais de Barcelone où j’avais vécu 6 ans…), idem en sport, bref tout à fait acceptable pour une première C, non ? Eh bien le couperet est tombé au conseil de classe… doit redoubler la classe, et même pas en 1ère C, mais en 1ère D ! ! ! Mon cher papa professeur a eu beau user de toute sa diplomatie, déployer toutes les finesses d’un enseignant chevronné, la direction fut inflexible et je dus poursuivre ma scolarité en 1ère D. (… que j’ai couronnée des félicitations du jury à chaque trimestre, y compris au dernier malgré un mois et demi d’absence pour hépatite virale… Salopards !!!)

A suivre…

 

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Allez... quelques unes encore... pour le plaisir!  (Casablanca) posté le mardi 03 juin 2008 23:11

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Comme promis, le voilà! Mon compagnon...  (Casablanca) posté le mardi 03 juin 2008 22:45

Blog de gribouille :Les délires de Gribouille, Comme promis, le voilà! Mon compagnon...

      Compagnon... et propulseur (...) des folles galopades sur les immenses plages casablancaises, voilà mon premier amour... équin !

     Arrivée au Maroc avec ma passion bien enfouie dans ma poche, je n'avais guère espoir de pouvoir la vivre dans des conditions classiques. L'intégration au seul centre équestre que je connaissais , le Club Alpin Français Casablancais, se faisait par parrainage et cotisation, évidemment hors d'atteinte du budget paternel, largement entamé par mon inscription et celle de mon frère au Racing Universitaire Casablancais section tennis ...  Je la nourrissais donc ( ma passion) par la seule observation des cavaliers fortunés, évoluant dans la superbe carrière de ce club sportif... 

     J'ai fait la connaissance de Rebelde, petit Arabe barbe, par l'intermédiaire de mon amie qui, elle, vivait sa passion de façon tout à fait officielle au sein très fermé du CAFC, avec une monture nommée Latif.

     Comprenant mon envie dévorante et ma frustration répétée de la voir dans ses oeuvres, elle m'avait présenté une connaissance à elle, mécanicien de son état, propriétaire de Rebelde, et dans l'impossibilité de le monter régulièrement, par manque de temps...

     Il avait, en pleine ville, un petit enclos ceinturé de murs,  d'environ vingt mètres sur vingt (voir photo...), où Rebelde avait son box... et n'en sortait guère! Ravi de pouvoir déléguer, son propriétaire m'avait laissé carte blanche pour le monter quand j'en avait envie, et où j'en avait envie...

     Comme il entreposait régulièrement des autobus dans cet enclos, j'ai rapidement trouvé l'espace trop restreint ...(mon genou a d'ailleurs fait les frais des variations brutales de direction propres à la fougue du petit chiwal, au contact, tout à fait involontaire mais extrêmement violent, d'un feu arrière... j'en ai encore la cicatrice)  

     J'ai donc orienté mes recherches vers des endroits plus propices, et quoi de plus approprié pour défouler cette petite Ferrari à quatre pattes que les immenses plages désertes (en semaine) de Casablanca !

     Résultat, la première fois que je m'y suis rendue, je me suis perdue au retour, et j'ai erré pendant plus d'une heure avant de retrouver le chemin de l'enclos... Je vous laisse imaginer les explications vaseuses fournies à mon cher papa pour mon retard, étant bien entendu qu'en aucun cas je ne devais m'avanturer seule en dehors de l'enclos...

     Ce malheureux épisode, suivi d'une interdiction de monter pendant un bon mois, ne m'a guère freinée dans ces expéditions (évidemment clandestines) qui ont fait mon bonheur pendant près de deux ans...

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