Eh bien oui ! Il y a 37 photos dans mon manège ! Et tant pis pour les impatients, moi j’ai trouvé qu’elles valaient toutes le coup d’œil ! En plus, j’ai mis les plus belles en dernier !
Vous n’en disconviendrez pas, le cadre est superbe ! C’est vrai aussi que les couleurs de l’automne n’y sont pas pour rien…Magnifique, superbe, enchanteur, mais… il ne faut que sept minutes pour en faire le tour ! Je dois marcher une heure tous les jours, faites le calcul ! Neuf tours par jour, je dois y rester deux mois…et je ne dois pas quitter l’enceinte du centre de convalescence pour cause d’assurances ! Donc, au bout d’un moment, le cadre devient un peu …habituel. Surtout que, malgré toutes les remontrances de multiples proches, mon regard ne quitte que rarement mes pieds (je vous ai déjà dit que j’adorais mes pieds…) quand je marche. Mais bon ! Patience…
Comment se passe une journée au château de Gleteins ? Très simple. Le matin, c’est le défilé. Une première infirmière vient me prendre ma température dans l’oreille. Puis l’équipe du restaurant (enfin, l’équipe…elles sont deux, mais elles se partagent le travail, donc je n’en vois qu’une) m’amène mon plateau petit-déjeuner. Je constate avec plaisir qu’au bout de quatre jours, elles ont noté que je prenais quatre doses de sucre, je ne suis donc plus obligée de sortir du lit pour courir après le chariot.
Tout de suite après, une deuxième infirmière vient me prendre la tension. Comme tous les matins depuis que je suis là, elle s’exclame : »Ouh la la, petite tension ! Vous ferez attention en vous levant ! » Comme je lui ai déjà expliqué trois fois que chez moi, neuf de tension, c’était normal, et qu’il fallait s’inquiéter quand j’atteignais douze, je ne dis plus rien, sinon « Au revoioioioioir, à demain ! »
Après, c’est suivant le jour : le lundi, c’est la diététicienne qui vient me faire part des divers menus de la semaine pour voir si cela me convient. (Alors elle, je lui tire mon chapeau. Le moindre de mes souhaits est réalisé : pas de féculents, pas de charcuterie, de pizzas, quiches et autres plats em-pâtés, pas de poissons ni de fruits de mer, légumes à gogo, sauces dans un petit récipient à côté de l’assiette, bref, je suis bichonnée de chez bichonnée. A la cuisine, ils assurent !)
Le mardi, une troisième infirmière vient me refaire mon pansement, le mercredi, on m’a annoncé ce matin que c’était le jour de la prise de sang. Pour les autres jours, on me l’a bien dit, mais j’ai oublié.
Tout ce petit monde vient entre huit heures et huit heures quarante-cinq. Je pense alors que je peux aller prendre ma douche et je commence à me déshabiller, enfin à enlever mon pyjama. Quelle erreur ! On frappe à ma porte et une voix on ne peut plus masculine me demande s’il peut rentrer( il faut préciser aussi que dans un centre de convalescence, c’est comme dans un hôpital, c’est tous les jours « portes ouvertes »….) Je hurle que non et fonce m’enfermer dans la salle de bains-wc pour remettre en vitesse mon haut de pyjama, avant de ressortir pour recevoir… le laveur de vitres, lequel me demande si ça ne me dérange pas qu’il fasse son boulot. Je lui réponds que non, bien sûr que non, et je me remets sur mon lit pendant qu’il officie.
Au même moment, l’équipe de nettoyage (hormis les vitres) se pointe et repart en disant qu’elle revient dans quelques instants. Mon séjour sur le lit se prolonge, mais de façon agréable, puisque je suis avec passion les aventures d’Angélique, marquise des Anges (11 volumes d’environ 400 pages chacun, on pourrait croire que ça allait durer jusqu’au bout du séjour, eh bien non ! J’en ai déjà dévoré neuf, dont cinq avant d’être hospitalisée, ce qui n’était pas malin, je l’avoue, mais je n’ai pas pu résister).
Après le départ de l’équipe de nettoyage hors-vitres, eh bien, je suis dans un passage passionnant de mon bouquin, donc il est hors de question d’aller prendre ma douche. Bref, lorsque je me lève, il est bien 10 heures et demie.
La suite dans un prochain article…












AZOULAY SOPHIE
mer 02 déc 2009 10:38