Evolution, évolution, quand tu nous tiens... tu ne nous lâches pas!!  (Perso) posté le jeudi 05 mai 2011 13:57

Il vaut mieux en rire qu'en pleurer... de plus, l'humour est irrésistible! Excellent Jean Dell !!

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L'homme orchestre  (J'aime...) posté le dimanche 17 avril 2011 08:56

Je ne doute pas que la plupart d'entre vous connaissent Jean Yves Bono, mais je viens de le découvrir, et certainement comme tous, je m'extasie. Alors bien sûr, rien ne peut approcher le bonheur d'écouter Petite Fleur de la bouche de Sydney Bechet, mais il faut bien avouer que Jean Yves nous en bouche un coin !

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Gribouillle en conférence  (Perso) posté le samedi 20 novembre 2010 21:58

 

 

Rendez-vous ce mercredi matin dans un amphi du campus de la Doua pour une animation pédagogique destinée à décrire certaines situations de recherche scientifique en classe. Pendant que l'animateur présente le ténébrion, arthropode sombre totalement inconnu de Gribouille, et explique comment en faire l'élevage, elle observe la scène environnante.

Il faut rappeler que sa présence n'est justifiée que parce qu'il s'agit d'une animation obligatoire pour tous les enseignants de sa circonscription. Gribouille n'a pas de classe (elle travaille avec les élèves de ses collègues), mais surtout elle n'aborde jamais le domaine des sciences, la langue française et les mathématiques offrant suffisamment de fil à retordre aux petits nenfants en difficulté. Elle peste contre son inspecteur qui lui a imposé d'y assister.

Elle a repéré ses collègues, regroupés par écoles et massivement installés tout en haut de l'amphi (marrant comme la densité de population d'un amphithéâtre est inégalement répartie...). Ils discutent avec animation, et Gribouille suspecte que le thème de leurs échanges n'a aucun lien avec l'élevage du ténébrion et sa classification dans le règne animal. La disposition des uns et des autres lui confirme les affinités ou les antagonismes qu'elle a flairés au sein des équipes.

Au premier rang, Gribouille retrouve sans étonnement la conseillère pédagogique de circonscription, qui opine vigoureusement du bonnet à chaque fin de phrase. Elle aussi échange avec ardeur avec ses voisines, sans aucun doute des collègues des circonscriptions présentes. Gribouille est certaine de la naissance dans leur cerveau d'un projet d'animation pédagogique sur la sociabilité du ténébrion et ses conséquences dans la vie de la classe. Sont-elles les seules intéressées par l'exposé monocorde de l'orateur et les tableaux rébarbatifs présentés par le rétroprojecteur ?

Le regard de Gribouille est attiré deux rangs plus bas par un exemplaire du magazine lyonnais de programmes cinéma, feuilleté avec intérêt par une enseignante. Les épaules de ses deux voisins rejoignent les siennes en une espèce de pyramide (qui ne devrait pas  manquer d'interpeller le conférencier sauf que celui-ci est obstinément tourné vers le noyau de personnes qui répondent à ses sollicitations). On est mercredi aujourd'hui, jour de sortie des films. Gribouille se rappelle qu'elle a entendu ce matin à la radio l'annonce d'un film avec Bruce Willis et le désir de celui-ci d'un monde où tout un chacun pourrait prendre sa retraite au moment où il le décide, en changeant les lois si besoin était. Elle pense qu'il y a du boulot avant que cela se produise, même en Amérique.

Dix heures vingt... La pause dans dix minutes. Elle sait d'ores et déjà qu'elle ne reviendra pas après. Le brouhaha ambiant s'accentue, les conversations vont bon train. Elles s'atténuent quelque peu lors des rares interventions des écoutants, en réponse à une question du conférencier, mais reprennent instantanément. L'orateur oublie de temps en temps de faire suivre son micro lorsqu'il tourne la tête et ses propos deviennent inaudibles. Personne ne réagit. Il annonce la pause et le programme de ce qui la suivra. Avant même qu'il ait fini, une ruée sur les listes d'émargement rassemble les retardataires dans un même élan. L'inspectrice qui ouvrait les débats les avait vigoureusement stoppés lors de leur entrée dans l'amphi.

Une fois dehors, Gribouille respire. Elle entend quelques plaisantins interpeller leurs potes : « vous n'allez tout de même pas profiter de la pause pour vous sauver ? On vous a à l'œil ! » Et tous de s'exclaffer. La voiture de Gribouille est garée sur un bout de pelouse une centaine de mètres plus loin. Elle se demande si la fourrière intervient sur le campus et décide que non. Elle a bien envie de revoir le déambulatoire qu'elle a arpenté pendant trois ans il y a trente ans.

Elle s'y engage au mépris des regards ironiques des étudiants qu'elle croise. Il ne fait pas bon avoir dépassé la cinquantaine dans des endroits comme celui-là ! Mais peu  importe. Elle retrouve la grande allée bordée d'amphis, les panneaux d'affichage qu'elle ne consultait que très rarement, ce qui lui amenait invariablement des ennuis. Elle remarque que le rebord placé devant ceux-ci, où elle s'asseyait tous les matins en tournant donc le dos aux dits panneaux, a disparu. La position debout est donc maintenant obligatoire dans le « déambu », ce qui empêche certainement les non motivés (dont elle faisait partie à l'époque) de faire craquer les cours... Ceci dit, Gribouille ne faisait pas craquer les cours, certes non ! Elle ne faisait craquer que les siens ! En revanche, elle allait assister aux cours de maths du DEUG A, sans doute à la recherche d'une tignasse blonde surmontant une paire d'yeux verts qui faisaient battre son cœur....

Elle boit un café au distributeur et sort du bâtiment. Les deux courts de tennis sont eux aussi toujours là, et elle regarde un moment les quelques jeunes qui y évoluent, cherchant à maîtriser une balle pleine de mauvaise volonté, sous les conseils plus ou moins éclairés d'un prof éteint... Le parking où elle remisait sa Volvo a, lui, disparu, remplacé par une pelouse mise à mal par les agressions du mois de novembre et les sittings des étudiants au moment des pauses.

Elle marche jusqu'à la sortie du campus et remarque que le petit troquet où elle a brillamment obtenu sa licence de flipper, sa maîtrise de coinche et son DESS de belote de comptoir n'existe plus. Il a cédé la place à un complexe moderne comportant des commerces et des bureaux. Elle se demande ce que Michel et Andrée, les patrons, ont bien pu devenir. Elle les aimait bien, et ils le lui rendaient à la perfection.

Pleine de nostalgie, elle rejoint sa voiture, croise au passage une de ses collègues qui prend elle aussi la poudre d'escampette, discute un moment de l'intérêt puissant qu'offrait la conférence, et se dit qu'elle reviendrait bien à l'époque des amphis et des resto'U...

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Quelques questions à ne JAMAIS poser...  (Humour) posté le jeudi 30 septembre 2010 20:18

Blog de gribouille :Les délires de Gribouille, Quelques questions à ne JAMAIS poser...

Pourquoi la cuisine est-elle allumée à 2 h 38 du mat' ?

Un filet de lumière agressive s'infiltrant par la porte entrebâillée de la chambre sort Gribouille  du sommeil. Elle regarde l'heure à son téléphone portable et peste contre Serge qui ne ferme jamais la porte quand il va aux toilettes la nuit. Elle va encore mettre deux heures pour se rendormir. Mais la lumière vient de plus loin et elle réalise qu'elle vient de la cuisine. Curieuse, elle s'y rend et prend Serge en plein flag de rapine sur le pot de Nutella de sa fille. Une bonne odeur de pain grillé flotte encore dans la pièce... Faut-il vous faire un dessin ? Deux nouvelles tranches de pain viennent remplacer celles qui avaient disparu, le pot de Nutella accuse une nouvelle baisse de niveau, et Gribouille, effondrée de culpabilité, sent déjà les capitons de chocolat/noisettes se gonfler de partout sur elle comme dans la pub Spécial K.

Pourquoi le parking réservé aux enseignants de l'école se remplit-il un mercredi matin ?

De retour de la banque où elle vient d'aller pour déposer un chèque, Gribouille s'étonne de voir arriver une collègue dans le parking de l'école, située juste en face de son immeuble. La voiture de la directrice est déjà à sa place habituelle, ainsi que plusieurs autres. Curieuse, Gribouille hèle sa collègue : « Tu viens faire des heures sup ? Tu sais qu'elles ne sont pas payées ? » Une idée horrible lui traverse l'esprit à peine les mots sortis de sa bouche, aussitôt confirmée par la réplique ironique de sa collègue déjà morte de rire (intérieurement) : « Nooooon !!! Je parie que tu as oublié la conférence pédagogique de ce matin !!! »

Pourquoi l'adjointe aux affaires scolaires se trouve-t-elle à 8 h 30 dans la cour de récréation de l'école ?

Mardi matin, matinée où Gribouille n'a qu'à traverser la rue pour se rendre sur son lieu de travail... Trente secondes très exactement avant que ne résonne la sonnerie déclenchant la ruée des enfants vers leur lieu de mise en rang (On est encore en septembre... Plus tard dans l'année, la ruée devient plus morne), elle franchit le portail, salue collectivement ses collègues, aperçoit Mme Adjointozaffairscolair et se dirige vers elle dans l'intention très hypocrite de lui serrer la main. (Les atomes ne se sont jamais crochetés entre elles...) «  Ce n'est pas fréquent de vous voir à cette heure-ci dans l'école ! Quel événement venez-vous honorer de votre présence ? » (Bon d'accord, les termes doivent être démagogiquement différents...) « Les élections des représentants des élèves au conseil municipal, me répond-elle. Et d'ailleurs, je me permets de vous demander votre aide, une de mes collègues n'a pas pu venir ce matin. Pouvez-vous contrôler les identités avec moi ? » S'en suit une heure et demie de quasi immobilité sous un préau glacial à regarder alternativement les élèves défiler devant les urnes et les discours de campagne affichés sur des panneaux : Votez Martin et tout ira bien, Avec Frédérique, plus de risques !

 

PS. Le titre de cet article est « Quelques questions à ne JAMAIS se poser », je n'ai pas prétendu que je me les étais posées... J'ai juste imaginé ce qui pourrait se passer !

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Avec dix mois de retard...  (Perso) posté le vendredi 10 septembre 2010 09:03

Décembre 2009.

Les filles de Gribouille lui tannent la peau pour qu’elle vienne voir le dernier film de James Cameron, Avatar. Gribouille se refuse tout net à aller voir un film de science-fiction, elle déteste ça. Surtout un film réalisé par celui qui a déjà sorti Alien, dont la bande d’annonce lui faisait quitter la pièce à toute vitesse. Elle coupe court à tous les arguments, celui de la 3D, de l’histoire d’amour (« ça finit bien, maman, je t’assure ! »), de la beauté des paysages, des personnages, du caractère inédit du film, bref elle ne veut pas en entendre parler. Ses filles la qualifient de bornée mais peu lui chaut…

Peu lui importent non plus (comment ça se conjugue, chaut ?) les commentaires dithyrambiques formulés par ses filles sur Facebook le lendemain (FB est très pratique pour avoir des nouvelles de ses chéries…), commentaires partagés par tous ses amis sans exception. Elle ne lit jamais les critiques de films dans les revues, elle ne lit d’ailleurs que très rarement la presse écrite… Elle écoute distraitement le tollé général déclenché par le film qui ne tarde pas à dépasser le record d’entrées de Titanic, et préfère aller voir « Coco » et « l’Arnacoeur » pour rigoler un coup. On lui prête le DVD de « Bienvenue chez les Ch’tis » pendant sa détention à Jassans-Riottier, et Gribouille raye définitivement Avatar de sa mémoire. (Pas besoin de se forcer, d’ailleurs, sa mémoire se charge elle-même de supprimer toute information jugée non vitale, en utilisant des critères parfois radicaux, désavoués par Gribouille elle-même…)

Août 2010

Gribouille se prépare la mort dans l’âme à quitter le bercail familial de Haute-Loire le dimanche après-midi, veille de la rentrée. Un coup de fil de Serge lui accorde un dernier répit, il emmène les enfants au ciné à la séance de 17 h 30. (« On va voir Avatar, il dure trois heures, te presse pas…) Un rapide calcul lui permet d’estimer qu’ils ne rentreront pas avant 21 h. Ravie, Gribouille passe l’après-midi chez des amis cavaliers et regarde travailler une jeune jument de 7 ans qui sort en concours dans les mêmes épreuves que Percute depuis quatre ans. Elle part à la bourre, se prétend dans les bouchons quand Serge l’appelle à la sortie du ciné, les rejoint au Mac Do du coin et taquine abondamment Serge, pour qui manger au Mac Do relève de l’hérésie. Sourire complice de Beverly, qu’elle a déjà emmenée deux ou trois fois dans cet antre de perdition (alimentaire).

Rentrés à la maison, Gribouille écoute résignée le compte-rendu enthousiaste des enfants sur le I-max (« C’est quoi, ça ? »), la 3D avec écran incurvé sur les bords (« c’est comme on était avec eux dans le film ! – Mais comment est-ce donc possible ?), la beauté des paysages (« Des montagnes suspendues, tu te rends compte ? Plein de montagnes dans le ciel ! »), des personnages, des sentiments, etc,etc. Elle a déjà entendu ça l’année dernière.

Puis Serge lâche sa bombe. « Tu sais, je suis sûr que le film te plairait… » Gribouille n’en croit pas ses oreilles. Serge la connaît par cœur et ils n’ont jamais pu aller voir un film ensemble, because disparité des goûts… Rudy s’engouffre dans la brèche et la presse vigoureusement d’y aller. Beverly veut le revoir et lui suggère d’y aller toutes les deux. Elles ne travaillent ni l’une ni l’autre le mercredi après-midi, c’est l’occasion idéale. Pressée de toutes parts, Gribouille finit par accepter, en espérant fortement que ce projet se perde dans les mémoires. Elle fait sa pré-rentrée le mercredi 1er, ça ne peut être que le mercredi 8…

Mercredi 8

Eh bien non… Les jeunes mémoires n’ont rien perdu de ce consentement arraché de haute lutte. Rudy lui a redemandé l’air de rien la veille au soir si elle comptait toujours aller voir Avatar avec sa petite sœur, et Beverly s’est ruée sur internet en sortant du collège pour voir les horaires des séances. Fine mouche, elle propose celle de 17 h 30 plutôt que celle de 14 h 10, sachant bien qu’il y a mille prétextes à ne pas y aller si tôt… (Digestion, vaisselle, courses…etc). Gribouille est bien obligée d’obtempérer et les voilà à l’entrée de la salle 5 du Pathé où une hôtesse leur remet une paire de lunettes en plastique démesurément larges en leur recommandant de bien les restituer à la sortie… Gribouille se retient de lui rétorquer qu’elles ne risquent pas grand-chose et se prépare à trois heures de ferme ennui.

Trois heures plus tard… elle émerge lentement d’une immersion totale et inconditionnelle dans un monde merveilleux. Elle n’a pas de mots pour qualifier ce film qu’elle avait catégoriquement refusé d’aller voir et n’a même pas envie de répondre aux interrogations muettes de Beverly pour rester un peu plus longtemps dans l’univers de Pandora. Elle a craché de colère,  chevauché chevaux et oiseaux géants, éclaté de rire avec Neytiri, s’est recroquevillée sur son siège en essayant d’éviter les divers projectiles ou animaux féroces, a suffoqué d’angoisse lors de la dernière attaque des méchants hommes venus du ciel, a pleuré la mort de Grace et haï le colonel Machin.

Elle programme déjà de le voir une deuxième fois, le plus rapidement possible…

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